L’ÉNERGIE ÉOLIENNE, UNE OPPORTUNITÉ D’INVESTISSEMENT
Les énergies renouvelables au regard des accords internationaux
Le contexte international en matière de lutte contre le changement climatique est régi par le protocole de Kyoto, accords ratifiés par l’ensemble des pays industrialisés (Chine et Russie incluses, sauf les États-unis) qui engagent les signataires à réduire de 5%, à l’horizon 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre.
La directive européenne, quant à elle, engage les pays de la communauté européenne, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, de 8% en 2010. Cette même directive stipule que la production d’énergie électrique européenne devra provenir à hauteur de 22% de source d’énergies renouvelables.
La France a elle-même fixé à 21% la part de la consommation nationale d’électricité d’origine renouvelable en 2010.
En 2001, l’hydraulique représentait 90% de l’électricité produite par les énergies renouvelables : cette filière stagne et a atteint ses limites au vu des problèmes de la gestion de l’eau dans l’hexagone.
L’énergie photovoltaïque demeure chère et 5 à 6 fois plus coûteuse que l’éolien.
L’énergie éolienne est, à court et moyen terme, la seule alternative permettant à la France de remplir ses objectifs. Avec une puissance installée de 386 MW en 2004, la France est largement derrière l’Allemagne (16 629 MW), l’Espagne (8 263 MW), le Danemark (3 117 MW) : elle se lance donc à l’assaut de cette filière et cible 10 000 à 15000 MW de puissance installée en 2010.
L’investissement bénéficie des avantages de la loi Dutreil qui octroie une réduction d’impôt de 25% du montant total de l’investissement, sous la condition d’un engagement de conservation de 5 ans.
La sortie est programmée à partir de 2011 par la vente des parcs. Cette cession se concrétisera principalement auprès de deux types d’acquéreurs :
Les fonds d’investissement à la recherche d’une rente qui proposeront un prix minimum calculé par des méthodes d’actualisation des flux financiers futurs ;
Les énergéticiens (EDF, Endesa, POWEO, Total, Shell…) qui seront sous des contraintes réglementaires fortes (quotas d’énergie verte, diminution de leursémissions de CO2, etc.) et face à des coûts de production en hausse (augmentation des coûts des énergies fossiles).